Wolverine : le combat de l’immortel (The Wolverine)

James Mangold, 2013 (États-Unis)

Wolverine 2


Nettement moins grossier que les premières aventures solos du griffu revêche, James Mangold s’en tire mieux que Gavin Hood (X-Men origins : Wolverine, 2009). Ce n’est certes pas terrible, mais le réalisateur de Copland (1997) et Walk the line (2005) doit faire avec les difficultés de la commande : renouveler le récit et faire du gras pour Marvel et la Fox. C’est pourquoi, l’inspiration puisée chez Miller et Claremont (Marvel, 1982) ne porte pas vraiment ses fruits. On en retient l’histoire (Logan au Japon) mais, en dépit de la pluie, des scènes de nuit, de la trouble Jean Grey qui hante le sommeil du héros, le film n’est ni inquiétant ni torturé (on est loin du Dark knight de Nolan, 2008, pour citer un autre film inspiré de Miller). Ce qui empêche toute noirceur, c’est le ton général, l’humour forcé des dialogues et toute la sympathie que confère Hugh Jackman à son personnage (depuis sa première apparition dans X-Men de Singer, 2000). Du coup, sans plonger pleinement dans un climat qui aurait pu le démarquer d’autres films de super-héros, le Wolverine de Mangold reste plat. On peut bien sûr évoquer une scène de poursuite en plein Tokyo qui exploite assez bien la verticalité de la mégapole et une autre sur le toit d’un shinkansen qui impressionne par ses effets de vitesse et son jeu d’obstacles (trop raide, je ne crois pas qu’elle rivalise pour autant avec la scène du métro aérien dans Spider-Man 2 de Raimi, 2004), ce n’est pourtant pas suffisant dans un film de deux heures. Comme pour Night and day (2010), les studios n’ont pas exigé autre chose de Mangold qu’une efficacité commerciale, il ne faut donc pas s’attendre avec The Wolverine à autre chose qu’un tout petit trait d’union dans la saga X-Men.

Une réponse à “Wolverine : le combat de l’immortel (The Wolverine)”

  1. Copland offrait un beau rôle à Stallone, qui le défendit avec chaleur. Night and day séduisait par son postulat méta : l’héroïne, encore une fois bien interprétée par Cameron Diaz (qui rendait émouvant The box), s’y voyait projetée dans l’univers des images et de la fiction, petite sœur d’Emma Bovary ou de Roger O. Thornhill, avec Tom Cruise pour guide (juste retour des choses après son initiation réflexive dans Mission impossible). Quant à Frank Miller, souvent malheureux au cinéma – même quand il s’adapte lui-même -, on ne peut que conseiller de (re)lire ses romans graphiques ou ses débuts en Daredevil dans Strange, avant son remerciement par Marvel pour excès de violence (je vous parle d’un temps…) ; et l’on préfère de très loin les X-men de Chris Claremont à ceux de Singer !

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