Todd Phillips, 2009 (États-Unis)

Attention : gros délire ! Et aussi une très bonne surprise : moi qui m’attendais à un film trash et vulgaire, ou bien à un quelque chose proche du teen-movie, j’ai plutôt été agréablement surpris de tomber sur une excellente comédie, certes pas toujours très fine et de très bon goût, mais constituant un divertissement hilarant, à voir entre potes de préférence avec bières et pizzas !
Dans le genre comédie bien barrée, je n’avais pas autant ri depuis Tonnerre sous les tropiques (Ben Stiller, 2008). Mais à la place de stars telles que Stiller, Jack Black ou Robert Downey Jr. (qui auraient aussi, je pense, été à leur aise dans ce très mauvais trip !), ce sont des acteurs plus ou moins inconnus qui tiennent le haut de l’affiche, Bradley Cooper, Ed Helms, Zach Galifianakis (le barbu complètement déjanté qui se démarque le plus des autres, un vrai fou furieux complètement irrésistible !) et Justin Bartha.
Quatre potes se retrouvent à Las Vegas pour enterrer la vie de garçon de l’un d’entre eux en faisant une fiesta mémorable ! Mémorable ? En fait, oui et non car, question mémoire, c’est le trou noir au réveil avec ce qu’il est convenu d’appeler « la » gueule de bois (The hangover). Le problème est qu’ils ont perdu un de leur pote… Et manque de bol, justement celui qui doit se marier très prochainement ! Ils partent donc à la recherche d’indices, de minces souvenirs, pour tenter de reconstituer leur nuit de folie et retrouver le futur marié… Bien sûr, ils s’aperçoivent rapidement de la dimension colossale de leurs délires nocturnes guidés par l’alcool et d’autres substances illicites…
Very bad trip est un enchaînement ininterrompu de scènes toutes aussi délirantes les unes que les autres, de situations rocambolesques à hurler de rire, de quiproquos hallucinants, de dialogues d’une autre dimension… Le titre de la version française ramène à Very bad things (Peter Berg, 1999) dont le sujet est au départ le même, un enterrement de vie de garçon à Las Vegas qui tourne mal. Mais, si visiblement le réalisateur s’en est inspiré, il ne s’agit pas d’un remake. Notons également des points communs avec Las Vegas parano de Terry Gilliam (1998).
Bref, une très bonne comédie qui va parfois très loin mais jamais sans tomber dans le côté « débilisant » qu’ont parfois les Américains (Jackass et compagnie…). Du coup… A consommer sans modération !
Ludo




Ornelune said
août 7 2009 @ 11:40
Gags énormes et acteurs a priori formidables mais conservatisme affiché et clichés sur les bonnes mœurs américaines : écouter l’excellente critique (à contre courant) faite par les animateurs du Cinéma est mort sur Canal B dans leur émission fin de saison (8 juillet 2009, entre 28″00 et 40″00 mn).
Titi said
août 7 2009 @ 19:42
Conservatisme affiché ! Bonnes mœurs ! Il suffit de regarder le générique de fin pour voir qu’on est très loin du puritanisme exacerbé à l’américaine
Ornelune said
août 9 2009 @ 21:41
Tu as raison, il semble qu’il faille remarquer certaines contradictions dans les libertés prises dans ce film. Mais n’est-il pas dommage d’oser tant de choses durant plus d’une heure et de tout bien ranger à la fin ? Todd Phillips et les scénaristes créent-ils un si réjouissant chaos pour le seul plaisir de tout remettre dans l’ordre ? Il ne s’agit pas de puritanisme, non, mais bien de bonnes mœurs.
La critique de Vincent Malausa sur Chronic’art relève aussi la contradiction.