Transformers 2 : la revanche (Transformers : revenge of the fallen)

Michael Bay, 2009 (États-Unis)

Avant de nous gratifier d’un Transformers 3D, Bay reste fidèle à la règle des 4B (bagnoles, bombasses, blastage et bonus, voir Transformers). Autres véhicules, autre blonde pour concurrencer Megan Fox (Isabel Lucas, robot parfaitement calibré à l’instar de Kristanna Loken dans Terminator 3 de Mostow, 2003), autre prétexte (une machine capable en absorbant les étoiles de produire de l’Energon, l’énergie pour Transformers) relancent Autobots, Decepticons, Constructicons, Protoformes et autres complexes mécaniques dans un carambolage gigantesque.

Même si Bay n’omet pas une évocation de la puissance montante asiatique avec Shanghai (destruction de quelques infrastructures de la mégapole chinoise), les lieux de pouvoirs et les convoitises américaines sont les mêmes : les États-Unis comme super-puissance militaire (folle démonstration de l’équipement des armées ; un ou deux drapeaux du Royaume-Uni flottent aussi avec la bannière étoilée), Paris comme lieu touristique, le Proche et Moyen-Orient comme réserves d’énergie (non plus le Qatar comme dans le premier épisode mais l’Égypte* et la Jordanie** qui, dans la région, font partie des pays entretenant des rapports de coopération avec les États-Unis).

Les mouvements de caméra sont sans surprise : contre-plongées, 360° autour des héros, vues aériennes des batailles pour prendre la mesure des explosions… Bay recycle les mêmes images (le héros dominant et patriote, l’objet sexuel…), répète ses obligations envers Spielberg et se permet de gratuites citations (Bad boys 2 qu’il a réalisé en 2003 ou Cloverfield de Reeves). Les ficèles comiques ne prennent pas (les parents, le colocataire) et les mouvements des Transformers demeurent illisibles (l’absence de contraste et surtout le grand détail des machines effacent tout contour). Enfin, ce culte de l’engin à moteur (série animée et comics originaux datent du milieu des années 1980) nous paraît toujours dépassé dans les années 2000.






* Quelques soient les prises de vue, les pyramides de Gizeh et le Sphinx apparaissent toujours sur un fond de désert, or la ville qui n’a cessé de s’étendre n’est plus qu’à quelques dizaines de mètres à l’Est du site. Le film préserve donc la carte postale.
** Pétra, le lieu le plus visité de Jordanie, sert également de décor. Le monument de la Khazneh renferme un objet de la quête (« la matrice de commandement »). Il est probable que le site ait été choisi en référence à La dernière croisade d’Indiana (1989).

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