Thor : le monde des ténèbres

Alan Taylor, 2013 (États-Unis)

Thor-dark world


Avec ce deuxième volet qui lui est entièrement dédié, Thor enfonce le clou ! Ça s’est fait… Du Thor de 2011, on se souvenait vaguement d’un robot façon Le jour où la Terre s’arrêta (Wise, 1951), des muscles du dieu blond et d’un cachet d’aspirine… On s’était malheureusement aussi rendu compte que le contexte familial et politique de la tragédie marvélienne n’avait en définitive pas résisté au temps : qu’avait fait Kenneth Branagh de tout cela ?

Quoi de neuf une fois plongé dans les ténèbres ? Moins de pompe et de lourdeur dans ce second épisode essentiellement guerrier. On est quelque part entre Londres aujourd’hui et l’univers développé dans le jeu Warhammer. Les combats n’ont rien d’originaux (contrairement à Man of steel de Snyder, 2013) mais il y a un certain détachement dans tout ça. Beaucoup de blagues et de sketches, dont trois vraiment bons, notamment le dernier en bout de générique et après Benicio Del Toro.

Que vont devenir ces spécialistes en séries télé, ceux qu’embauche Hollywood car ils savent sûrement mieux que personne se fondre dans un moule et appliquer une recette ? Alan Taylor est de ceux-là : Oz épisode 6, Les Soprano épisode 10, Sex and the city épisode 10, Rome épisode 12, Mad men épisode 2, Boardwalk Empire épisode 5, Game of thrones épisode 9, Thor épisode 2, Terminator épisode 5…

2 commentaires à propos de “Thor : le monde des ténèbres”

  1. On passe un bon moment. Un film basique mais fonctionnel. Je n’en attendais rien d’autre. Tu as tout à fait raison de pointer du doigt les rapports entre Marvel et la fabrication de séries TV. On peut déplorer cette « industrialisation » du cinéma et regretter une « vision d’auteur ». Mais d’un autre côté, si on considère Branagh comme un « auteur » et bien je préfère le 2 au premier Thor.
    Comme quoi, Marvel n’a peut-être pas totalement tort…

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