Real Steel

Shawn Levy, 2011 (États-Unis)

Moins crétin que Pacific rim (première salve !), – on compare puisque les deux productions se résument en une même formule, de grosses distractions naïves à base de robots, Real Steel s’attache au regard de l’enfant et montre des intentions que l’on n’attendait pas. Steven Spielberg est à la production et il est vrai que Shawn Levy avait réalisé des comédies familiales du genre de La nuit au musée (trois épisodes entre 2006 et 2014). Que les inquiétudes, les espoirs et les joies d’un enfant de onze ans donnent alors toute l’impulsion au récit n’auraient pas dû nous étonner. D’ailleurs, là est sûrement la grande différence avec le film de Guillermo del Toro (un-deux Overlord, jab, jab, crochet et uppercut !) : Real steel ne porte pas encore en lui toute la bêtise de l’adolescent.

Si le mélange Cowboys and aliens (de Favreau, également produit par Spielberg en 2011) n’avait rien donné de bon, celui de kaijus contre robots géants non plus (dernier assaut sur Pacific rim et finish him !), le mélange film de boxe avec robots (parce qu’on passe par l’enfant et à condition de supporter la simplicité de la progression, les combats et la musique d’excités qui va avec) est plus réussi. Hugh Jackman est un papa boxeur forain raté, le gamin, Dakota Goyo, est abandonné, vendu, maltraité mais toujours exalté, Evangeline Lilly fait la copine mécano, l’associée, la maman et un peu plus. Les personnages sont simples et ça passe.

C’est trop peu, certes, mais durant quelques secondes, quand Atom* le robot se retrouve seul dans la pièce et se regarde dans la glace les yeux perdus, on approche même des jolies scènes du Géant de fer (Bird, 1999) ou du Château dans le ciel (Miyasaki, 1986).

* Nom reliquat de la nouvelle que Matheson sort durant l’ère atomique ou clin d’œil à Tezuka et Astro Boy ?

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