My blueberry nights

Wong Kar-Wai, 2007 (Chine, Hong Kong, France)

Est-ce que Wong Kar-Wai a tenté de montrer aux réalisateurs de courts comment faire un long en abusant de ralentis inutiles et laids ? Est-ce que Wong Kar-Wai a tenté de lancer la carrière d’actrice de Norah Jones, qui continue à faire des disques mais ne passe plus guère devant la caméra sauf pour ses clips ? Est-ce que Wong Kar-Wai depuis 2046 sorti en 2004 a cherché l’inspiration et My blueberry nights, dont il a pourtant écrit le scénario, pourrait être considéré le cas échéant comme un produit réalisé en état de vacance ? Vraiment on s’interroge car le réalisateur ne parvient à accrocher notre attention avec rien : ni avec les disputes des ivrognes David Strathairn et Rachel Weisz (il faudrait qu’elle souffle sa mèche), ni avec la partie de poker (toujours dans l’idée de gagner du temps ?) qui met en scène Natalie Portman en blonde pétard, ni même avec le couple « ultra sexy » « ultra fabriqué » Norah Jones et Jude Law. Tous les acteurs sont en pose. La musique est détestable par ses répétitions (économie des morceaux, on retourne deux ou trois fois à la même soupe !). Il reste bien les lumières d’un ou deux plans à saisir rapidement entre deux coupes au couteau, mais c’est très peu. Finalement on se prend à aimer davantage Lullaby de Philippon (2009), un premier essai qui s’inspire justement ça et là d’In the mood for love (2000) plutôt que cette romance à la myrtille qui dégouline et tache.

3 commentaires à propos de “My blueberry nights”

  1. Dis donc, t’as sorti les guns ! Il y a beaucoup de ralentis en effet et le film est minuscule à côté des deux opus précédents du réalisateur. Mais bon, je me souviens avoir trouvé le métrage agréable et léger et Rachel Weisz renversante. Je note tout de même ta référence à Lullaby que je ne connais pas, encore un film à découvrir…

  2. Je suis assez d’accord avec mon collègue. Mais ce film m’a fait plaisir non pas tant par ce qu’il est que par son existence. J’avais un peu peur que Wong Kar-Wai ne reste définitivement enfermé dans 2046. Bon, maintenant, j’attends de lui un peu plus qu’un petit film léger.

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