Matriarch

Scott Vickers, 2019 (Royaume-Uni)

Depuis Deliverance de John Boorman en 1972, le thème horrifique appelé survival (en gros un personnage ou un groupe qui se retrouve confronté en pleine nature à un danger extrême) a intéressé de nombreux films. Certains sont devenus des classiques comme Massacre à la tronçonneuse de Tobe Hooper en 1974 ou La colline a des yeux de Wes Craven en 1977. Par la suite, les réalisateurs s’y sont essayés avec plus ou moins de réussite tellement le filon est bon pour les jeunes urbains en mal de sensations. On peut quand même citer aussi pour ces dernières années quelques succès comme le très gore Hostel d’Eli Roth et Wolf creek de Greg Mclean en 2005. Mais comme beaucoup de films d’épouvante actuels, on sent bien que ça traduit aussi un manque d’originalité.

Alors, dans Matriarch, voici donc un sympathique couple anglais en train de circuler dans une région campagnarde très reculée en Grande-Bretagne. Evidemment, la promenade va tourner très rapidement au cauchemar. Ils ont un accident de la route et les téléphones portables ne marchent pas (ah le fléau des zones blanches !). Heureusement, ils repèrent l’entrée d’une ferme non loin et ils décident d’aller chercher de l’aide. Les paysans, un vieux couple accompagné de leurs deux garçons (visiblement un peu débiles) et d’une fille (très timide qui se cache dans les recoins de la propriété), leur réservent un accueil plutôt chaleureux mais bien sûr, c’est un piège, surtout pour l’héroïne, Rachel, qui est enceinte et sur le point d’accoucher. La suite, une grande série de rebondissements et de tentatives pour le couple de s’échapper des griffes de la famille psychopathe, en particulier la mère qui s’avère être la meneuse et dont le but est de s’emparer à tout prix de l’enfant à naître.

Pas de surprise, tous les bons ingrédients du survival classique y sont : depuis le couple de jeunes gens venu de la ville faire en tourisme dans des régions paumées à l’événement imprévu qui les conduit tout droit chez un groupe de sadiques qui veut les éliminer. Nos héros vont devoir unir leurs forces pour se sortir de cette dramatique situation et employer des moyens extrêmes pour survivre, tout simplement. On ne s’ennuie pas, c’est vrai, le film est bien rythmé avec pas mal de rebondissements mais tout cela sent tout de même le réchauffé. On retiendra néanmoins le rôle de maîtresse de maison tortionnaire de Julie Hannan et celui de Briony Monroe dans le rôle de l’étrange adolescente qui semble faire tout pour aider le couple en danger. Il y a également une petite dose de surnaturel bienvenue mais cela ne suffit pas à rehausser le niveau d’un film d’épouvante correct mais qui ne restera pas dans les annales.

2 commentaires à propos de “Matriarch”

  1. Distribué par Ace-Entertainment, le film sort directement en vod et dvd. La boîte en question est spécialisée dans la série B ou Z, assez souvent américaine et avec des acteurs recyclés.

    Je note que le film est anglais, est-ce que le territoire est identifié ? La campagne de Londres ?

    Et tu cites Wolf creek, australien quant à lui, est-ce qu’il est sorti sur les écrans ?

    • Le lieu de l’action n’est pas cité mais nous sommes bien en Grande-Bretagne sans autre précision. Et pour Wolf Creek, oh ça oui, il est sorti en salle et a connu un succès important pour un film de ce genre, surtout aux Etats-Unis.

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