Juan Antonio Bayona, 2008 (Espagne)

Allez quelques impressions à chaud (ou plutôt à froid, vu le retour en vélo…) sur ce film d’ « épouvante » : très proche du fameux Les autres (Alejandro Amenábar, 2001), le film le surclasse haut la main, de par son scénario extrêmement bien ficelé (alors là je peux rien dire sous peine de dévoiler les rebondissements…), des acteurs plus vrais que nature et un climat d’angoisse et de terreur… Vraiment intense ! Si vous aimez vous faire peur, sursauter dans votre fauteuil, frissonner, voire crier : ce film est déjà un petit chef d’œuvre du genre ! L’histoire en deux mots : une ancienne pensionnaire rachète avec son mari l’orphelinat de son enfance et s’y installe avec aussi son fils adoptif dans le but de créer un centre d’accueil à capacité réduite (5, 6 personnes au maximum) pour enfants handicapés. Mais le jeune enfant adoptif, Simon, se fait plein d’amis imaginaires, ce qui est apparemment normal pour un enfant qui n’est entouré que de ses parents d’adoption. Sauf que voilà, ses amis « imaginaires »… Je n’en dis pas plus. Dans ce genre, et pourtant je suis pas un grand amateur, le film remplit à merveille son rôle ; vous verrez vous ferez moins les fiers en le voyant!

C’est en plus une bonne réflexion sur l’adoption, les relations mère-fils (le petit Thomas et sa charmante mère par exemple…), le deuil, les secrets refoulés de l’enfance… Aussi émouvant qu’effrayant! Je comprends maintenant pourquoi le film a été comparé à du Hitchcock (plutôt flatteur, non ? !) : c’est vrai qu’il y a aussi du Psychose là-dedans.

Une apparition également très remarquée de l’inquiétante, mais pourtant rassurante dans le film, Géraldine Chaplin (Docteur Jivago, Parle avec elle…), une des célèbres huit filles de Charlie Chaplin qui avait tourné aux côtés de De Niro (oui j’ai encore réussi à le placer !) dans le décevant Le pont du roi Saint-Louis.

En bref : un sommet du genre, réalisé à la perfection.

Ludo

  • Facebook
  • RSS Feed
  • Twitter
  • Google

3 commentaires so far »

  1.  

    Etienne said

    mars 12 2008 @ 18:55

    J’ai vu le film hier soir. J’ai plutôt aimé. Le scénario est recherché et le suspence halletant. Mais je ne comparerais pas ce film à du Hitchcock mais plutôt à un autre chef-d’œuvre du cinéma fantastique espagnol : Les autres d’Alejandro Amenábar, avec la peur qui se développe avec les bruits surnaturels de la maison. Un très bon film fantastique pour les amateurs du genre.

  2.  

    Ornelune said

    mars 15 2008 @ 19:33

    Le film (« le plus grand succès espagnol de tous les temps », selon Allocine) est chargé de récompenses :
    - Grand Prix et Prix du Jury Sci-Fi au dernier festival de Gérardmer,
    - 14 nominations aux Goyas (un record) et sept prix obtenus, dont celui du meilleur scénario,
    - deux prix supplémentaires (meilleur réalisateur et meilleure actrice) au Fantasporto (à Porto, un des plus importants festivals de cinéma, en l’occurrence fantastique, au Portugal),
    - sélectionné aux Oscars 2008 pour représenter l’Espagne !

  3.  

    D. said

    mars 23 2008 @ 14:42

    J’ai vu L’orphelinat. Je n’irai pas jusqu’à dire que je n’ai pas aimé. L’ambiance assez austère, les paysages tourmentés et le bâtiment posent bien le décor. Le film commence comme beaucoup d’autres du genre. La gentille famille s’installe dans une nouvelle maison restant néanmoins trop grande et très mystérieuse. Ensuite les événements se déroulent comme prévus. Des choses étranges, des bruits, la suspicion et l’incrédulité des personnes font que nous sommes entraînés sans trop de surprise vers un dénouement assez prévisible. Au final, on a vu un film classique qui ressemble à un mélange de Les autres et de ces films où il se passe des choses pas très claires dans une nouvelle maison familiale et que l’on comprend une fois le passé des lieux éclairé. Je ne trouve pas qu’il surpasse Les autres car, personnellemment, le final de ce dernier film m’a plus surpris que celui de L’Orphelinat. Cela reste un divertissement intéressant mais accusant parfois quelques longueurs et d’un rythme assez peu soutenu.

Comment RSS · TrackBack URI

Laisser un commentaire

Nom : (Required)

eMail: (Required)

Website:

Comment: