Lolo

Julie Delpy, 2015 (France)

Le début nous fait hésiter et devant les saillies graveleuses, à propos desquelles les gestes accompagnent parfois la parole (le duo Delpy – Karin Viard), on se dit qu’on n’est pas si sûr d’apprécier la comédie de la réalisatrice des Two days (in Paris, in NY, 2007 et 2011). Heureusement, la nigauderie du personnage de Dany Boon, que l’on attendait pas forcément comme contrepoint valorisant pour le film, et la nonchalance sophistiquée de Vincent Lacoste font progressivement disparaître l’équivoque. Le regret véritable avec Lolo, c’est d’apprécier les références amenées tout en constatant que le film manque de véritablement traiter son sujet. Ainsi, l’évocation opportune de La jetée au Centre Pompidou, l’angoisse du temps qui passe (fil rouge de la filmographie de Julie Delpy), ainsi que les clins d’œil à Lolita se dispersent dans la pochade sans aboutir à grand chose. On pourra bien sûr difficilement parler de comédie légère, sans prétention certes, et c’est dommage, plutôt de petit film sympathique, en attendant My Zoe avec Gemma Arterton et Daniel Brühl (2018).

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