Jason Reitman, 2008 (Etats-Unis, Canada)

Juno

Juno est un « petit » film indépendant, à la fois drôle et émouvant, que j’avais eu grand plaisir à découvrir en salles il y a tout juste un an. Son revisionnage récent en dvd a motivé ce nouveau « kinopithécage ». Il révèle la jeune Ellen Page, que j’avais personnellement déjà remarquée dans la série ReGenesis en 2004, et qui avait aussi un petit rôle dans X-Men, l’affrontement final (Brett Ratner, 2006).

Depuis son incarnation de Juno MacGuff, il semble que son agenda de tournages soit rempli à ras-bord puisqu’une bonne dizaine de films (!!!) sont prévus, dont Smart people (Noam Murro, sortie prévue en juillet prochain) aux côtés de Dennis Quaid.

Il faut dire qu’Ellen est absolument craquante en ado en cloques au caractère bien trempé (forte personnalité, franc parlé et attitude un brin déjantée !). Nul doute que l’on entende à nouveau vite parler d’elle et durant les années à venir.

Dans Juno, les clichés mièvres et habituels du « film d’ados » sont évités pour laisser place à une comédie intelligente, remplie d’humour, de fantaisie et de tendresse. Son ton est assez proche de celui du très bon Little miss Sunshine (Jonathan Dayton et Valerie Farris, 2006). Pourtant, le sujet abordé est sensible, en particulier aux Etats-Unis: il y est question d’avortement. Juno tombe enceinte accidentellement à 16 ans et décide donc de ne pas garder l’enfant. Mais elle se ravise rapidement et cherche plutôt dans les petites-annonces le couple idéal qui accueillera son futur bébé, bien consciente qu’elle n’a pas encore la maturité nécessaire pour élever l’enfant. Juno est soutenue dans sa démarche par Leah, sa meilleure amie, et ses parents Bren (Allison Janney, remarquée en 2000 dans American beauty de Sam Mendes) et Mac (J.K. Simmons, vu en 2007 dans Spider-man 3 de Sam Raimi, en 2008 dans Burn after reading des frères Coen, et dans de nombreuses séries telles que The closer, diffusée actuellement sur France 2, ou New York district, Nip/Tuck, FBI : portés disparus, Oz, etc.). Sous ses faux-airs de dure se cache une adolescente comme les autres, qui se cherche encore…

Enfin un film américain anticonformiste, loin des stéréotypes du genre American pie (des frères Weitz, 1999) et de ses nombreuses suites… En résumé : décalé, drôle, frais, subtil, attendrissant, attachant avec en plus une très bonne bande son ! Un pur plaisir.

Ludo

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3 commentaires so far »

  1.  

    Ornelune said

    mai 2 2009 @ 12:42

    D’accord avec toi, Juno est tout à fait proche de Little miss Sunshine.
    Jason Reitman fait un film juste et sympathique. J’aime beaucoup le ton et les répliques pince-sans-rire débitées par Ellen Page, « un brin déjanté », c’est tout à fait vrai.

    Le scénario fait la surprise de ne laisser entendre aucun éclat de voix alors qu’il enchaîne les situations de crise : pas de dispute entre Juno et son copain, aucune engueulade entre elle et ses parents compréhensifs (!), pas un mot plus fort que l’autre lorsque le couple retenu pour adopter le bébé se sépare brutalement (Jason Bateman et Jennifer Garner sont bien).

    Assez réjouissant.

  2.  

    MaîtreLudo said

    octobre 25 2009 @ 5:51

    Un avis convergent sur ce site tenu par un « collègue animateur » de radio FMR (comme Etienne et moi-même).

  3.  

    Ultimatom said

    octobre 25 2009 @ 6:03

    Hello vous trois. Merci pour le commentaire sur mon blog.
    Juno est vraiment un film sympathique qui donne la patate.
    Longue vie à la Kinopithèque et … Radio FMR :-)

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