Haute voltige (Entrapment)

John Amiel, 1999 (États-Unis)

On connaît bien les profils de ces voleurs. Sean Connery/Mac est un froid gentleman, amateur d’art, devenu célèbre pour ses casses redoutables. Catherine Zeta-Jones/Virginia, qui l’admire (un peu comme la jeune Danielle admire Robie dans La main au collet d’Alfred Hitchcock en 1955), est habile et féline (sa démonstration sur les poutres du manoir de Mac et l’entraînement maison façon Lara Croft sont assez ridicules). Deux as de la cambriole qui s’associent pour des coups très malins, très payants et ennuyeux. La surenchère les amène à se jeter dans le vide pour récupérer un Rembrandt à Londres, à ramper lors d’un vol en Écosse (les contorsions de l’actrice sont le premier argument du film : quelles hanches !) et à se suspendre sous la passerelle des Petronas Twin Tower pour dévaliser l’International Trading Bank de Kuala Lumpur (à 452 mètres de haut, ces tours furent en leur temps les plus hautes du monde). Le (mauvais) prétexte du bogue de l’an 2000 fait dater le film et affaiblit aujourd’hui son argument high-tech (architectures ultra-modernes et matériel ultra-perfectionné). Haute voltige est très léger mais ne décolle pas pour autant. Les hanches de Catherine Zeta-Jones suffisent-elles à présent à le soutenir tout entier ?

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