The Green Lantern

Martin Campbell, 2011 (États-Unis)

Dans The countdown reflection (The Big Bang Theory, saison 5, épisode 24), Sheldon, grand fan de la Lanterne Verte devant l’Éternel (et peut-être même premier aspirant au job), lance une réplique qui dit tout de cette première adaptation ciné : « Allez, ça va être bien, lui dit-on. – C’est ce que tu as dit pour The Green Lantern… Tu as eu tort pendant 114 minutes ». Pour Sheldon, le film est un navet. Pour nous aussi : effets spéciaux lamentables (j’imagine un bouclier, j’imagine une grosse voiture, j’imagine un parpaing…), récit bâclé, personnages absents…

Alors c’est vrai qu’il y a déjà eu des super-héros super losers : Seth Rogen dans The Green Hornet (Gondry, 2011) -en clin d’œil parmi les Lanternes vertes- ou Will Smith dans Hancock (Berg, 2008). Mais il s’agissait bien des personnages. Le Lanterne verte de l’Âge d’Argent, Hal Jordan, incarné par Ryan Reynolds (aussi critiqué par Sheldon), appartient bien à la même catégorie des losers, il rate tout. Le problème c’est que les quatre scénaristes et le réalisateur, qui accepte tout de même le contrat, aussi (Martin Campbell à qui l’on doit GoldenEye en 1995 et Casino Royale en 2006 mais aussi Le masque de Zorro, 1998, ou Vertical limit, 2000). D’après l’histoire, le pouvoir de l’imagination est de couleur verte : ce n’était définitivement pas la couleur de ceux qui ont fait ce film.

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