Garçon d’honneur

Ang Lee, 1993 (États-Unis)

Wai-Tung et Simon forment un couple d’homosexuels heureux installés dans un appartement new-yorkais. Comme le réalisateur, Wai-Tung est d’origine taïwanaise. Ses parents sont restés au pays. Ils ne savent rien de Simon et attendent avec impatience l’annonce du mariage de leur fils, avec une femme, cela va de soi. Wai-Tung leur ment : il leur révèle son amour pour Wei-Wei, une artiste immigrée chinoise, et leur union prochaine… Il y a complication lorsque les parents de Wai-Tung lui annoncent leur venue. Si ce n’est l’homosexualité, la base du scénario est très classique et connue pour de nombreux films, des comédies le plus souvent. Entre Asie et Etats-Unis, enfants célibataires et parents, on pense un peu aux situations présentées dans les réalisations de Wayne Wang (Dim sum, 1984, Un millier d’années de bonnes prières, 2008). Ang Lee donne à ses premiers films une certaine unité thématique et, dès lors, Tui shou (1992), Garçon d’honneur et Salé sucré (1994) sont considérés comme les volets d’une même trilogie. Après les années passées, Garçon d’honneur paraît un peu léger pour remporter un Ours d’or au festival de Berlin, le prix des critiques au festival de Deauville en 1993 et le prix du meilleur film au festival Asie-Pacifique en 1992. Le discours devait paraître plus nouveau à cette époque qu’aujourd’hui…

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