Comment épouser un millionnaire ?

Jean Negulesco, 1953 (États-Unis)

Pas désagréable spectacle animé par trois belles blondes et qu’encadrent deux parties orchestrales plutôt inattendues (un long plan-séquence avant le premier générique et un retour sur scène pour les dernières notes et le tombé de rideau). Trois modèles sans le sou, Lauren Bacall au centre (dans un rôle moins mélo que dans [intlink id= »ecrit-sur-du-vent » type= »post »]Ecrit sur du vent[/intlink] de Sirk, 1957 mais tout aussi entreprenante que dans [intlink id= »le-grand-sommeil » type= »post »]Le grand sommeil[/intlink] de Hawks, 1947) et deux linottes à ses côtés (Betty Grable et Marilyn Monroe, en passe de devenir la bombe de [intlink id= »sept-ans-de-reflexion-the-seven-year-itch » type= »post »]Sept ans de réflexion[/intlink] de Wilder, 1955) décident d’occuper la suite d’un luxueux hôtel (d’en vendre au passage le mobilier pour mieux vivre) et de vite se dégotter un millionnaire à marier (pas encore Le milliardaire de Cukor, 1960). Est-ce que, comme l’affirme Howard Hawks l’année suivante, Les hommes préfèrent les blondes ? Pas de doute (Cameron Mitchell est d’ailleurs le plus insistant d’entre eux) et, un homme à leur bras, millionnaire ou fauché, elles sont trois à roucouler comme des tourterelles. L’amusement de Jean Negulesco ne saurait résister d’une comparaison avec les comédies de Hawks, Cukor ou Wilder, mais il n’en est pas moins charmant.

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