Blade : Trinity

David S. Goyer, 2004 (États-Unis)





« Pourquoi es-tu méchant ?
– Parce que le monde est méchant. »


Certains films devraient se résumer à la profondeur de leurs répliques. Le problème avec ce troisième épisode de Blade, c’est qu’il en regorge : laquelle choisir ? Il me semble cependant que Ryan Reynolds collectionne les meilleures laissant Wesley Snipes dépité derrière ses lunettes noires. Le spectateur, lui, est consterné. Le film associe hip-hop, vampires et culture goth moribonde, le tout dans un scénario qui a l’audace de mêler Dracula à la mascarade. On l’affuble d’un nom soi-disant plus accrocheur, « Drake », et on donne le rôle à Dominic Purcell, gros bras qui depuis Prison break (2005-2008) s’est habitué aux séries B directement distribuées en dvd. Aucun intérêt à ce que ce soit Dracula le gros méchant, si ce n’est la référence à la BD dont Blade est issu. Il aurait pu s’agir de n’importe quel autre vampire anonyme, le général Zod, HAL ou l’Empereur Zorg, cela aurait fait tout aussi bien l’affaire. Même s’ils ne plaisaient pas beaucoup, on trouvait des idées au Blade de Norrington (1998) ou à Blade II de Guillermo del Toro (2002). Cette fois, David S. Goyer écrit le scénario et réalise… Disons que le scénariste de Man of Steel (Snyder, 2013) ou de Godzilla (Edwards, 2014) se fait la main et que c’est nul.

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