Bandidas

Joachim Rønning et Espen Sandberg, 2006 (États-Unis, Mexique, France)

Dans le rôle du très méchant yankee, tout fringué de vachette à poils noirs, le chanteur de country Dwight Yoakam. Du côté des justiciers : deux justicières à l’accent latino. Le duo de charme Salma Hayek et Penélope Cruz galopent, cabriolent et cambriolent dans une déclinaison en robes et corsets des personnages de Robin des Bois et de Zorro. L’aigle américain lorgne sur le nid du voisin. Les États-Unis voudraient étendre leur empire sur le Mexique grâce au prolongement de ses lignes de chemin de fer et plus encore grâce à son contrôle des banques du pays. Ça, c’est le prétexte.

Signé Luc Besson (qui produit aussi) et Robert Mark Kamen (fidèle chez EuropaCorp), le scénario est écrit dans les grandes lignes. Le montage à la hache (surtout au début) trahit la volonté d’accélérer inutilement le rythme, ou bien tente de palier les ratés du tournage. Rønning et Sandberg (ou Besson) insistent lourdement sur un enseignement de baisers dispensé par la première sur un Sherlock en herbe (Steve Zahn) et aussitôt mis en pratique par la seconde… L’argument est inutile et la scène racoleuse par sa longueur. La leçon donnée par ce teigneux de Shepard aux donzelles avant que ces dernières ne lancent leur carrière de brigandes anti-impérialistes a plus d’attrait. Le canasson bien malin aussi.

Par conséquent, peu de choses à tirer du divertissement si ce n’est le plaisir de retrouver les deux actrices ; car, malgré tout, il en va du magot comme de notre sympathie, las bandidas finissent quand même par l’emporter.

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