Baz Luhrmann, 2008 (Etats-Unis, Australie)

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Rien de tel pour finir l’année qu’une grande et belle fresque historique et sentimentale ! Car c’est ce qu’est Australia : un film comme on n’en fait plus, rappelant la glorieuse époque du cinéma hollywoodien des années 1950. A mi-chemin entre le western, la comédie sentimentale et un film historique aux moyens considérables, Australia est véritablement un très grand moment de cinéma : 2h35 d’images magnifiques, de grands sentiments, de l’action, de l’humour, des larmes, de l’amour, de l’émotion… Avec une belle histoire et des acteurs « à l’ancienne » merveilleux ! Que demander de plus ?

Nicole Kidman semble tout droit sortie de la fin des années 1930, époque à laquelle se déroulent les événements de ce long métrage épique. Elle est impeccable dans son rôle d’aristocrate anglaise précieuse et un peu coincée (en tout cas dans la première partie du film) et son duo avec le cowboy rustre joué par Hugh Jackman qui consiste, de manière très classique, à opposer une femme de la ville très propre sur elle à un gars de la campagne qui sent plus la terre et la sueur, marche à tous les coups. Une formule certes très conventionnelle et grand public, mais qui fait partie du jeu de l’époque et rend par là même hommage à un genre aujourd’hui révolu : le film d’aventures mêlé à la comédie romantique. « Ceux que tout semble opposer vont apprendre à se connaître et s’aimer éperdument… » : on pense évidemment aux vieux Tarzan (Richard Thorpe, 1936) ou King Kong (Ernest B. Schoedsack, Merian C. Cooper, 1933) ou plus récemment à la saga des Indiana Jones (Steven Spielberg, 1981-2008) et autres Crocodile Dundee (Peter Faiman pour le premier en 1987). Il y aurait certes d’autres multiples références de ces histoires d’amour dans les classiques du cinéma des années 1940-1960, mais je dois humblement avouer que je ne suis pas un grand spécialiste du genre !

J’ai lu quelques critiques qui comparaient Australia à un croisement entre Pearl Harbor (Michael Bay, 2001) et Autant en emporte le vent (Victor Fleming, 1950) : je dois avouer que la comparaison est plutôt juste et donne une bonne idée du grand spectacle auquel on peut s’attendre en allant voir ce film, voilà pourquoi je me suis permis de reprendre ces deux références. C’est aussi un bel hommage aux Aborigènes, tardivement reconnus par des excuses publiques aux Générations volées, par le premier ministre australien, Kevin Rudd, en 2008.

Vu ce 24 décembre (il y a même une scène de Noël !), un film parfait pour passer un beau réveillon au cinéma !

Ludo

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