Alice au pays des merveilles

Tim Burton, 2009 (États-Unis)

Quand Tim Burton s’attaque au conte de fées de Lewis Caroll, nous restons plein de curiosité.

Alice Kingsley est une jeune femme de bonne famille promise à un mariage d’intérêt. Lors d’une réception, un lapin l’entraîne dans un terrier qui se trouve être le passage vers un monde fantastique peuplé de toute sortes de créatures. Mais ce pays est sous la coupe d’Iracebeth, la méchante reine rouge. Seulement, une prophétie affirme que seule Alice pourra restaurer la paix et l’harmonie dans ce monde…

Il ne faut pas s’attendre à une adaptation fidèle de l’œuvre de Lewis Caroll sorti en 1865 mais à sa libre adaptation par Tim Burton. Cela donne une sorte de suite où Alice (Mia Wasikowska) revient dans le pays des merveilles affronter la reine rouge (Helena Bonham Carter). Le réalisateur donne beaucoup plus de relief à certains personnages comme à celui du chapelier (formidablement interprété par Johnny Depp). Les décors sont soignés et le spectateur retrouve l’univers gothique cher à Burton.

Quant au reste, le scénario est conventionnel. On pense parfois un peu trop au Monde de Narnia (Andrew Adamson, 2004). Eu égard à l’importance de l’œuvre originale et à sa place dans la culture moderne, c’est dommage, on était en droit d’attendre mieux sur ce point. Peut-être la maison Disney a-t-elle refréné quelque ambition scénaristique pour ne pas perdre le jeune public ? Néanmoins, on se laisse prendre par l’ambiance et les personnages, amusants ou inquiétants, c’est selon (au point que les plus petits peuvent être un peu effrayés).

Le film est sorti en 3D. Pourtant, la technologie est ici dispensable. D’ailleurs, comme le déclare le réalisateur lui-même, ce film n’y était pas destiné.

2 commentaires à propos de “Alice au pays des merveilles”

  1. Le premier plan appartient à la lune et le fameux terrier est au pied du vieil arbre qui jadis dissimulait les sanglants trophées du cavalier sans tête (Sleepy hollow, 1999). Burton reste à Londres au XIXe siècle mais s’écarte de la poix du diabolique barbier (Sweeney Todd, 2008). Nous espérions avec ce dernier film que Burton ait retrouvé toute la créativité qui l’a caractérisé et, bonne surprise, nous n’en sommes pas loin ! Ce gros arbre arqué est une matrice pour Burton, il a l’air mort mais génère encore d’étranges univers. Le casting est parfait (Depp, Anne Hathaway). Le chat du Cheshire est celle des merveilles que je préfère.

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