Portrait de la jeune fille en feu

Céline Sciamma, 2019 (France)

L’ÉTÉ

« Si, de même que les femmes courageuses ont travaillé nuit et jour, avec une suprême diligence et une longue patience, à acquérir d’autres dons que nature ne peut donner sans travail – d’où il est résulté des œuvres bonnes et non sans gloire -, elles s’étaient adonnées à ces études qui rendent immortelles les vertus humaines.

Et si elles avaient pu elles-mêmes transmettre à la postérité le souvenir de leurs propres mérites, sans avoir besoin de mendier l’aide des écrivains au cœur rongé par la haine et l’envie, et qui, la plupart du temps, passent sous silence le bien qu’ils peuvent en dire, tout en publiant partout le mal qu’ils en savent, leur renommée aurait surgi plus éclatante peut-être que le fut jamais celle des hommes illustres »

L’Arioste, Roland furieux, Chant xxxvii (1532 dans son édition définitive)

 

Le feu est partout qui crépite. Dans toutes les cheminées de toutes les pièces, certes, mais surtout dans le cœur des femmes, au portrait ou non, à leurs pieds et sous leurs yeux, et encore au bas de leur robe, où, si on ne l’arrêtait, toutes de passion s’enflammeraient. Continuer la lecture Portrait de la jeune fille en feu

La Bataille de Gaulle, J’écris ton nom

Antonin Baudry, 2026 (France)

L’Âge de fer avait deux défauts. Il était un divertissement apolitique, sans positionnement réel, ce qui paraît étrange. Il pêchait surtout par excès de patriotisme (celui de De Gaulle et celui de l’assassin de Darlan ; tous les deux présentés comme des héros et, de manière redondante, tous les deux incarnant cet amour forcené pour le pays). Continuer la lecture La Bataille de Gaulle, J’écris ton nom