Transformers

Michael Bay, 2007 (États-Unis)

Kri Kro Kro Kro Kro !

Qui a reconnu une des plus appréciées onomatopées de nos cours de récré ? Il s’agit des Transformers bien sûr ! Ces incroyables « ENB » (acronyme pour « Extraterrestre non biologique » -sic-) qui, au milieu des années 1980, avaient le pouvoir de nous mettre à quatre pattes sur les tapis de nos chambres et que nous manipulions pour d’incroyables aventures articulées. Aujourd’hui ? C’est un film de Michael Bay, le roi de la daube estivale (et cela n’a rien de gastronomique).

Bay applique aux Transformers la règle des « 4B » et c’est ça qui est bon :
– Bagnoles ( « à qui le plus gros moteur ? » ça fait toujours plaisir de voir que l’écologie touche tant d’auteurs à Hollywood)
– Bombasses (une brune et une blonde, biodiversité oblige ; d’ailleurs je réfléchis encore au rôle de la blonde qui est censée savoir décoder les langages les plus sophistiqués et les plus mystérieux au milieu de tout un tas d’ordinateurs et de militaires ; une fille intelligente. La preuve, ne prononce-t-elle pas de sa propre bouche hyper sexy : « Ceci doit relever de la quantique ! C’est sûr ! » N’est-ce pas là tant sophistiqué que mystérieux ? Pour la dernière scène avec elle, bien avant la fin, le secrétaire national à la défense la prend dans son équipe sans que l’on comprenne exactement ce qui a motivé cette décision…)
– Blastage (et quel blastage ! C’est vrai, on ne comprend pas toujours ce qui se passe, de la tôle froissée partout sur l’écran dans un roulé boulé lancé à toute vitesse… Heureusement les Autobots -les gentils Transformers- se distinguent des Decepticons -les vilains- par des couleurs plus vives et plus chatoyantes)
– Bonus (le bonus ? Les bagnoles se transforment en robots ! Vous n’étiez pas au courant ?)

Et vous pouvez vérifier, la règle des « 4B », déclinable en « 3B » (le bonus est optionnel, c’est pléonasmique ou tautologique ?), s’applique souvent assez bien aux films de ce réalisateur. Bad boys (1995, récidive en 2003 avec un second épisode) en est le parfait exemple. Armageddon (1998) : remplacez les bagnoles par des navettes spatiales. The island (2005) dans lequel les bagnoles ont encore disparu mais le bonus est bien là : Scarlet Johansson avec un flingue ! Et oui, vous vous dites au vu de ces films (et il n’en a pas réalisé beaucoup plus, ajoutez aussi The rock en 1996 et Pearl Harbor en 2001), que c’est pas l’hommage à Truffaut ou à Woody Allen qui l’étrangle… Peu importe du moment que Télé 7jours assume ses critiques : « Michael Bay (…) signe le blockbuster ultime qui, fort de ses effets spéciaux, dépasse tout ce qui a été fait en la matière. » (sic !). Il ne me reste plus qu’à ajouter que les robots luttent pour récupérer un rubicube qui a le pouvoir de rapetisser en apéricube et vous aurez saisi l’essentiel.

Vivement Transformers 2 pour voir Optimus prime (qui traduit du latin donne « éminemment parfait » ; à ne pas confondre avec Maximus dit l’Espagnol) pourvu de sa grosse remorque (il fait sans dans ce premier épisode) et peut-être des Dinobots qu’un scénario fouillé et abouti aura habilement justifié. Le deuxième épisode sera une parfaite réussite s’ils pensent à faire un transformer femelle ! Non décidément, pas un film de robots n’atteint les chevilles de Terminator 2 (James Cameron, 1991), excepté La planète interdite (Fred McWilcox, 1957) bien sûr !

Une réponse à “Transformers”

  1. Voilà le genre de films que je détestais il n’y a pas si longtemps… Evidemment, le gros blockbuster avec ses clichés horripilants, mais… Pouvait-on s’attendre à autre chose avec un film sur les « Transformers » ?! Je l’ai donc regardé pour ce qu’il est: un bon gros divertissement, et en ce sens, mission remplie: effets spéciaux hallucinants, moyens énormes, bref un gros jeu vidéo façon ciné ! Fichtrement bien fait, c’est clair, après l’histoire… On s’en fout un peu, non ?

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