Joel et Ethan Coen, 1998 (États-Unis)

Juste le temps de faire chauffer la poêle pour me faire cuire un sacré boudin noir acheté dimanche au marché… Mmh, rien qu’en y repensant j’en frémis… Plaisir sacrément décuplé devant le gros Lebowski !
Et vraiment quel pied grâce à des dialogues croustillants, des situations abracadabrantes, des personnages hésitant entre le psychopathe, l’Américain moyen et le loser de haute volée ! Grand amateur des frères Coen (Fargo bien sûr en 1996 mais aussi No country for old men et Burn after reading, sortis en 2008), ce soir, je me suis régalé sans en perdre une miette. Dude (« Le Duc » en français) est tout simplement irrésistible. Il faut dire qu’il a la classe le bougre ! En tout cas un charisme certain avec ses accoutrements improbables, sa passion pour le bowling et ses potes bien tarés : Walter (excellent John Goodman) ainsi que Donny (Steve Buscemi*). Notons aussi les prestations remarquables de Julianne Moore dans le rôle de Maude Lebowski, une artiste nymphomane bien timbrée, John Turturo en Jésus, champion de bowling hispanique ringard et hilarant et Philip Seymour Hoffman, l’assistant du milliardaire Lebowski.
The big Lebowski pourrait être à s’y méprendre du Tarantino (époque Pulp fiction – Jacky Brown, 1994-1997) : un scénario alambiqué (le Duc se fait agresser chez lui par erreur et un des deux « nihilistes » pisse sur son tapis… Il ne compte pas en rester là et rend visite à celui qui aurait dû se faire agresser à sa place, un autre Lebowski, mais plus riche… S’ensuit alors un enchaînement de situations et de rebondissements dont il vaut mieux laisser la surprise !), de longs dialogues tordants, surtout entre le Dude et Walter, son acolyte vétéran du Vietnam, une galerie de gueules patibulaires et même… Une jolie fille qui aime se faire les ongles des pieds en gros plan devant la caméra… Avant de s’en faire couper un** ! Oui, The big Lebowski est une sorte de Pulp Brown, ou de Jacky fiction à la sauce Fargo : c’est-à-dire totalement incontournable !
Ludovic
* Buscemi très remarqué en 2005 pour son rôle d’ordure dans Les Soprano de David Chase, Soprano dont il a d’ailleurs réalisé un épisode.
** Sur la passion de Tarantino pour les pieds Inglourious basterds, 2009




Ultimatom said
novembre 23 2009 @ 17:36
Ce film est énorme, qu’on ne se lasse jamais de revoir tellement il est drôle et riche.