Danny Boyle, 2007 (Royaume-Uni)

sunshine

Comme je l’évoquais en commentant Slumdog millionnaire début 2009, le réalisateur britannique Danny Boyle étonne et force le respect de par la grande diversité des styles trouvés dans sa filmographie (comédie, horreur, comédie dramatique… C’est un vrai touche à tout !). En 2007, il s’attaquait avec succès à un genre nouveau pour lui et facilement « casse-gueule », celui de la science-fiction… Un terrain glissant sur lequel il n’a semble-t-il ressenti aucune gêne : il faut le reconnaître, Sunshine est une vraie réussite.

La galaxie toute entière est menacée d’extinction en raison de l’affaiblissement progressif mais inexorable du soleil : la Terre est depuis longtemps entrée dans un interminable hiver. L’homme parviendra-t-il à sauver l’univers d’une mort programmée ? Réussira-t-il surtout à dépasser sa condition humaine dans une expédition quasi suicidaire ? Ou bien se prendre pour Dieu sera-t-il sa principale erreur ? En effet, le scénario et l’improbable catastrophe qu’il décrit sont aussi l’occasion de poser plusieurs questions existentielles.

Visuellement époustouflant, d’un esthétisme à couper le souffle, cette épopée spatiale ne repose pas que sur des apparences, si belles soient-elles, mais surtout sur l’ambiance de claustrophobie qui se dégage d’un vaisseau en mission vers le soleil. Les angoisses intersidérales de l’équipage, confronté à moult péripéties, sont très perceptibles et parfois le spectateur a du mal à faire la part entre la réalité et les hallucinations cosmiques (le personnage de Pinbacker est-il bien réel ou n’est-il qu’une illusion, voire une métaphore ?). Les personnages sont d’une grande crédibilité et le climat, souvent oppressant, fait parfois penser à celui de certaines scènes de 2001, l’odyssée de l’espace (Stanley Kubrick, 1968). Sunshine comporte néanmoins davantage d’action. Les images vraiment magnifiques laissent transparaître une grande part de poésie et se profiler le drame qui se joue à des années lumières de la Terre.

Somme toute, le fond et la forme sont réunis pour un très bon film de SF au propos métaphysique et au suspense haletant : complet et très réussi, à voir absolument pour les amateurs d’aventures interstellaires.

Ludo

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2 commentaires so far »

  1.  

    Ultimatom said

    novembre 16 2009 @ 18:49

    J’ai trouvé ce film raté. Je n’arrive pas à y voir toutes les qualités que tout le monde lui trouve. L’apparition du gars survivant de la précédente navette est grotesque, et à partir de là, le film tourne au slasher dans l’espace. Et je ne vois pas non plus en quoi Boyle exploite bien le concept de l’équipage face au soleil, on aurait mis une météorite que cela aurait eu le même effet.

  2.  

    Emmanuel said

    décembre 7 2009 @ 20:37

    Je rejoins l’avis précédent. Gros ratage de la part de Danny Boyle. Le film commence très bien, bonne ambiance, bon huis-clos et puis ensuite ça part en sucette et personnellement j’ai complètement décroché.

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