Sept vies

Gabriele Muccino, 2009 (Etats-Unis)

Deux films à l’affiche cette semaine sur ce même thème, traités de façon différente : Et après de Gilles Bourdos (2009) et Sept vies de Gabriele Muccino à qui l’on doit A la recherche du bonheur, aussi avec Will Smith en 2007.

Le début (voire carrément la première heure du film) est très lent et souffre de nombreuses longueurs. Mais durant ce temps-là, on emmagasine, consciemment ou inconsciemment, comme les pièces d’un puzzle, de nombreuses informations sur le mystérieux Ben Thomas (Will Smith). Petit à petit, ce qui semblait confus et maladroit devient alors plus clair et logique… Et de plus en plus intéressant. La fin de Sept vies est vraiment captivante et tout simplement excellente ! Autant que ce soit dans ce sens plutôt que dans l’autre ! Et à la sortie de la salle, j’ai tout simplement eu l’impression d’avoir été habilement manipulé lors d’un magnifique tour de passe passe ! Vous comprendrez que je n’en dise pas plus… Seulement, je comprends mieux après coup la première heure, même si je ne sais pas si le sentiment de monotonie qui s’installe est volontaire ou pas : ce qui est certain c’est que la grande majorité de la salle s’ennuyait ferme car ce long métrage a du mal à démarrer. Toutefois dès lors que les pièces sont en place, l’histoire est de plus en plus passionnante et il est alors impossible de détourner son attention de ce spectacle devenu hypnotisant.

Mais avec tout ça, je n’ai pas raconté l’histoire de ce Ben Thomas… Je vais simplement tenter d’en dire le moins possible : Ben est un homme étrange et plutôt solitaire. Il porte en lui un lourd secret et semble vouloir racheter sa conscience en répandant le bien autour de lui. Hanté par une culpabilité bien trop opprimante, il tombe dans une relation d’aide dans un but de rédemption et les gens qui bénéficient de ses bonnes grâces sont soit très étonnés, soit méfiants, soit carrément le rejettent. Il veut faire le bien autour de lui à tout prix et changer les vies de personnes inconnues qui lui paraissent bonnes. Tout ne va pas forcément fonctionner comme il avait prévu… Et c’est sa propre vie qui se retrouve chamboulée en rencontrant l’amour.

Une histoire d’amour originale, forte, poignante, romantique… A la fois tragique et poétique, appuyée par un scénario de grande qualité et un couple d’acteurs exceptionnels avec un grand Will Smith et une bouleversante Rosario Dawson (également à l’affiche de L’œil du mal de D. J. Caruso, sorti il y a quelques semaines en 2008, et aperçue dans Boulevard de la mort de Quentin Tarantino en 2007, dans Sin City de Robert Rodriguez en 2005 ou encore Alexandre d’Oliver Stone la même année).

Il y a le Will Smith populaire de Hancock (Peter Berg, 2008), Bad boys I et II (Michael Bay, 1995 et 2003) ou encore Men in black I et II (Barry Sonnenfeld, 1997 et 2002) et il y a aussi le Will Smith qui crève l’écran grâce notamment à son interprétation remarquable de Mohammed Ali dans Ali de Michael Mann (2002) pour lequel il a obtenu un oscar, ou dans Ennemi d’état de Ridley Scott (1999) et aujourd’hui avec ce personnage étonnant et exceptionnel qu’est Ben Thomas. Un très grand rôle pour lui.

Une réponse à “Sept vies”

  1. J’ai beaucoup aimé Will Smith dans ce film. Il joue un rôle qu’on lui demande d’interpréter (ce qu’il fait à merveille), mais il laisse sa trace en passant. Comme une signature. Il le fait avec classe en plus. Vous savez, cet humour pas lourd du tout et très drôle. La bande originale m’a beaucoup plu, composée par Milli Angelo. Une atmosphère se crée tout au long du film et on en devient presque nostalgique lorsque l’on sort de la salle de cinéma.
    Un film à voir absolument (En V.O. de préférence)

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