Robots

Chris Wedge et Carlos Saldanha, 2005 (États-Unis)

Paresseux, mammouth, tigre à dents de sabre et écureuil, voilà la nouvelle équipe* avec laquelle Fox animation et Blue Sky se présentaient en 2002 outre-Atlantique pour proposer une alternative solide à Pixar et Dreamworks. Trois ans plus tard et avant d’assurer une suite sur les animaux de la préhistoire, le duo de réalisateurs de L’âge de glace, fait un bon dans le futur et bricolent Robots. Impeccable quant à l’image de synthèse, cette animation n’a pourtant pas l’efficacité attendue, ni dans les aventures rapportées ni dans la comédie.

Le design du monde créé et des personnages se référant à l’électroménager ou à l’automobile des années 1950 accroche un tant soit peu le regard. Mais les ingénieuses mécaniques mises en place à base de tuyaux, de billes ou de dominos ont déjà été vues ailleurs (Le mystère de la chambre jaune de Bruno Podalydès, 2002, ou Micmacs à tire-larigot de Jeunet, 2008). Elles perdent d’ailleurs tout leur charme et leur intérêt en images de synthèse…

Quelques petites choses amusent (« mon fils, montre que tu as des douilles »), mais les gags sont trop peu nombreux et le scénario (opposant une dictature capitaliste au gouvernement paternaliste d’un seul) comme les courses-poursuites lassent vite. La morale très « développement durable » est pesante et sur le thème de l’ « obsolescence », Lasseter et son Toy story 2 devançaient Wedge et Saldanha dès 2000.

Côté références, on en trouve durant tout le récit : Chantons sous la pluie, (Donen et Kelly, 1952), Star Wars (c’est une mode ; et l’allusion est moins amusante que dans Toy story 2, 2000), Le magicien d’Oz (Fleming, 1939 ; à travers l’homme de fer)… Ce sont des pièces détachées qui seules ne suffisent plus à nous distraire.

S’il faut retenir quelque chose de Robots, la dernière scène : une chorégraphie sur musique groove et enfin des images qui nous captivent par leurs mouvements ! Indéboulonnable, Le géant de fer (Brad Bird, 1999) reste le dernier robot à nous avoir séduits en matière d’animation.

* Après Titan A. E. en 2000 et un relatif échec.

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