Safy Nebbou, 2008 (France)

L’empreinte de l’ange, ou l’histoire extraordinaire (et vraie) de gens ordinaires… Elsa, une quinquagénaire en plein divorce et visiblement assez perturbée depuis la mort de sa fille est intimement persuadée de l’avoir retrouvée dans la peau d’une jeune fille aperçue alors qu’elle venait chercher son fils à un goûter d’anniversaire. Cela tourne rapidement à l’obsession et ses proches sont de plus en plus soucieux de sa santé mentale. Elle approchera, par divers subterfuges, cette jeune fille et finira presque par devenir inquiétante.
Un bon film, à l’atmosphère un peu froide et mystérieuse (tons pales, musique discrète, rythme assez lent), mais parfois fade et linéaire. Heureusement, le duo Catherine Frot, Sandrine Bonnaire sauve le film par une interprétation toujours aussi remarquable. Leur relation, leur profil psychologique respectif est admirablement dépeint. L’empreinte de l’ange, très méticuleux, manque par moments de rythme et peut sembler terne. Le dénouement final ne m’a guère surpris car si on y regarde de plus près il est quand même assez attendu, et puis on commence à être habitués aux retournements de situation ! Heureusement, celui-ci ne tombe pas dans le piège du spectaculaire, même si on regrette néanmoins que la fin tombe aussi un peu à plat : avec une telle histoire, je reste persuadé qu’il y avait moyen de bien mieux faire.
Malgré ces quelques imperfections, L’empreinte de l’ange (très beau titre au passage) est tout de même un bon film que j’ai surtout apprécié pour le talent et l’émotion dégagée par ces deux grandes actrices françaises susnommées.
Ludo



