Rob Cohen, 2008 (États-Unis)

Le lendemain de l’impressionnante cérémonie d’ouverture des Jeux Olympiques de Pékin, j’ai trouvé qu’il était de bon ton de retrouver la muraille de Chine et les légendes ancestrales chinoises… Bref, le hasard du calendrier a fait que ce nouvel épisode de La Momie tombait bien à propos puisqu’il se déroule dans l’Empire du milieu.
Voici le parfait divertissement, le grand spectacle « à voir en famille » : effets spéciaux en veux-tu en voilà, aventures fantastiques aux décors pharaoniques et un ton très politiquement correct (ce n’est pas le genre de film qui, se déroulant en Chine, fera une quelconque allusion grinçante aux droits de l’homme par exemple !). Donc, de ce point de vue, La Momie remplit bien son cahier des charges et certaines scènes sont assez impressionnantes.
Mais d’autres sont moins réussies (la fausse neige et les blocs de glace en polystyrène), voire carrément ridicules (les yétis sont à mourir de rire…). De plus, les beaux plans, les batailles de morts vivants et les images de synthèse de très haute-définition ne font pas tout. L’histoire en elle-même n’est qu’un prétexte à réveiller une nouvelle momie (les prochaines seront au Pérou selon la fin du film…), mais le pire, ce que je trouve vraiment insupportable, c’est cet humour soit-disant grand-public, vraiment mauvais. Pour les enfants, je comprends (style Voyage au centre de la Terre d’Eric Brevig, 2008… Tiens, dans lequel on retrouve, comme par hasard, l’horripilant Brendan Fraser !), mais lorsque j’entends des adultes rire à des phrases totalement stupides (et il y en a tout du long), je me dis vraiment que j’habite pas sur la même planète ! Et si l’humour d’un Indiana Jones passe bien (auquel la saga de la Momie a d’ailleurs tout piqué), ici c’est carrément exaspérant.
Un feu d’artifice d’images spectaculaires : de la poudre aux yeux, des acteurs affligeants, un film vite vu et vite oublié.
Ludovic



