The killer inside me

Michael Winterbottom, 2010 (États-Unis)

Amérique profonde, années 1950, tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes. Lou (Casey Affleck) est un jeune shérif de Central, Texas, fiancé à Amy (Kate Hudson), ils sont jeunes, beaux, et pourtant…

Un jour Lou reçoit l’ordre de son supérieur d’aller faire le nécessaire pour que Joyce (Jessica Alba), la pute du coin établie dans une petite maison aux portes du désert, mette les voiles. Mais une fois sur place Lou succombe aux charmes de la prostituée. Une relation se noue entre eux et si Joyce semble amoureuse de son beau shérif, lui, a déjà le regard du psychopathe et les pensées qui l’accompagnent.

Pour se venger de la réussite de l’industriel du coin dont le fils rend régulièrement visite à Joyce, il va tuer, violemment. L’enquête ensuite piétine. Qui à Central accuserait Lou ? Pris dans la spirale de la folie, il ne s’arrête malheureusement pas là… Le film est ultra violent, parfois à la limite du soutenable, mais réussi. Michael Winterbottom s’est attaqué à un sujet malheureusement trop souvent d’actualité : la violence insidieuse, lovée dans un coin du cerveau de personnes insoupçonnables.

Casey Affleck avec une voix d’adolescent fort surprenante joue très juste. Après son rôle également réussi en 2007 dans L’assassinat de Jesse James par le lâche Robert Ford (Andrew Dominik), c’est l’acteur qui monte à Hollywood. Jessica Alba est également très juste dans un rôle très différent de ce qu’elle a pu faire jusque-là (Honey de Woodruff, Sin City de Rodriguez, 4 fantastiques de Story).

5 commentaires à propos de “The killer inside me”

  1. Bonsoir Ornelune, j’hésite à aller le voir. Cette violence me fait peur. Je pense que je lirai d’abord le roman de Jim Thompson (qui vient d’être réédité). Bonne soirée.

  2. Je l’ai vu, et je n’ai pas du tout aimé. Pourtant, les films malsains ne me rebutent pas d’habitude… Mais là, je n’ai pas été touché par le film, Lou est antipathique du début à la fin, le scénario est finalement très plat, les scènes de violence sont très très marquantes, pas une once d’humour pour faire contre-poids, pas un personnage pour rattraper les autres… Je suis sorti de la projection avec l’impression d’avoir passé un sale moment.
    Très bizarre.

  3. Oui exactement Benjamin: le film m’a fait penser à du Haneke, et personnellement pour ma part j’ai bien aimé. Mais public averti: les scènes de violence conjugale sont à la limite du supportable. L’acteur principal (Casey Affleck) est assez époustouflant. Il a un bel avenir devant lui, c’est d’ailleurs lui qui réalise l’improbable vrai/faux documentaire sur Joaquin Phoenix: I’m still here – The lost year of Joaquin Phoenix. Également très bon dans Gone baby gone réalisé par son grand frère Ben.

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