Julia

Erick Zonca, 2008 (France, États-Unis)

Julia, à l’image de son héroïne, est une sorte de road-movie assez décalé avec un humour noir sous-jacent qui n’est pas sans rappeler l’ambiance du dernier film des frères Coen, l’excellent No country for old men.

L’histoire : Julia est une fille proche de la cinquantaine assez déjantée, exubérante, grande gueule, extravertie, etc… Pas mal alcoolo sur les bords et dont l’hygiène de vie en général laisse plutôt à désirer ! Par un concours de circonstances assez long à expliquer, elle décide d’enlever le fils d’une nana (qui avait elle-même décidé de kidnapper son propre enfant dont la garde a été donnée à son grand-père, millionnaire notoire) rencontrée lors d’une thérapie de groupe, style les alcooliques anonymes, pour toucher seule la rançon. Évidemment, rien ne se passe comme prévu…

Le film en lui-même est bien loin d’être mauvais, mais il y a des longueurs vraiment inutiles et au contraire des raccourcis trop brutaux, comme par exemple le fait qu’elle refuse au départ le rapt de l’enfant qu’elle semble accepter ensuite (puisqu’elle élabore le plan avec la mère), mais on ne sait absolument pas ce qui l’a fait changer d’avis… Ou plutôt on l’apprend plus tard. Peut-être est-ce voulu, mais bon… Un manque de rythme évident en tout cas.

L’actrice principale, Tilda Swinton (la sorcière blanche dans Le monde de Narnia d’Adamson, 2003 ; ses prestations ont aussi été remarquées dans Vanilla sky de Crowe, 2002, ou bien La plage de Boyle, 2000) est en revanche excellentissime dans son rôle de nana bien à côté de la plaque (d’ailleurs difficile de s’attacher à elle, tant au départ l’idée de l’enlèvement prête bien peu à sourire !) et crève littéralement l’écran : à elle seule elle sauve le film !

On retrouve aussi le très bon Jude Cicolella qui s’est illustré aux côtés d’Al Pacino dans Glengarry (de James Foley ,1993, déjà évoqué dans la critique de Sans plus attendre), plus récemment dans Million dollar baby, Sin City ou encore Le terminal mais aussi dans un nombre incalculable de séries télé à succès : 24h chrono (le conseiller du président), Les experts : Manhattan, New York section criminelle, Urgences, Walker Texas ranger, New York district, Tribunal central, etc… Ce genre d’acteur qui, quand on le voit « nous dit quelque chose », mais dont personne ne connaît le nom !

Mon avis personnel reste donc assez mitigé, je trouve que le film traîne en longueur. C’est pas mal mais cela reste inégal, par moments assez décousu.

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