Jeux de pouvoir

Kevin Macdonald, 2009 (États-Unis)

De l’affiche, au titre, en passant par l’intrigue, ces Jeux de pouvoir ont tout du film à la fois polar et thriller vu maintes et maintes fois… D’autant qu’il s’agit de l’adaptation d’une série télé du même nom même si elle se tient à Londres et non comme ici à Washington. Une énième variante dont on ne se lasse pourtant pas. En effet, ce long métrage de Kevin Macdonald (Le dernier roi d’Écosse, 2007) séduit plus par son efficacité que par son originalité : un exercice de style maîtrisé (malgré quelques longueurs) au casting alléchant (Russell Crowe, Ben Affleck, Robin Wright Penn…).

On a donc encore affaire ici à un complot mêlant politique, monde des affaires, médias, espionnage, armée, services secrets… Et histoires personnelles. Cal McAffrey (Russell Crowe), journaliste plutôt original à la dégaine négligée, est chargé d’enquêter sur la mort plus que douteuse de l’assistante personnelle (tombée sous les rails du métro) de Stephen Collins (Ben Affleck), un politicien ambitieux, membre du Congrès américain et président du comité qui supervise les dépenses de la Défense. C’est aussi un ami de longue date du journaliste, ce qui lui ouvre facilement des portes. De fil en aiguille, le suicide présumé de la jeune femme (qui était aussi l’amante du député) se révèle être en fait, surprise !,  un meurtre déguisé.  L’enquête de Cal McAffrey, bien mal vue par la police, le mène jusqu’aux plus hautes sphères du pouvoir…

Ce polar politico-sentimental est extrêmement bien ficelé. Le suspense est haletant, l’efficacité diabolique tenant surtout grâce à une intrigue en béton. Comme dit ci-dessus, on a vraiment l’impression d’avoir vu ce film des dizaines de fois auparavant, mais qu’importe, le scénario et la réalisation en font un des très bons thrillers sortis cette année 2009, nous emmenant dans les confidences du pouvoir et les dessous du monde de la presse.



Une réponse à “Jeux de pouvoir”

  1. Un journaliste mène l’enquête… Jeux de pouvoir tient-il la comparaison avec Les hommes du président (Alan J. Pakula, 1976) ?

    Telerama, en ce début juillet 2009, dresse une liste de ces journalistes aimés par le cinéma. Ainsi, dans l’ordre chronologique, David Locke (Jack Nicholson) dans Profession reporter (Michelangelo Antonioni, 1975), Bernstein et Woodward (Dustin Hoffman et Robert Redford) dans le premier film évoqué ci-dessus.

    Puis trois pour la seule année 2007, Janine Roth (Meryl Streep) dans Lions et agneaux (Robert Redford), Robert Graysmith (Jake Gyllenhaal) dans Zodiac (David Fincher) et Edward R. Murrow (David Strathairn) dans Good night and good luck (George Clooney).

    Enfin, Blomkvist (Michael Nyqvist) dans Millenium (Niels Arden Oplev, 2009),

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