JCVD

Mabrouk el Mechri, 2008 (France, Belgique)

JCVD, Jean-Claude Van Damme… Soit on l’a adoré pour ses films d’action (encore faut-il être fan de ce genre…), soit on s’est moqué plus ou moins gentiment de lui pour ses célèbres déclarations pseudo-métaphysiques venues d’une autre dimension… Soit les deux ! En tout cas, c’est certain, on connaît bien le personnage. A la manière d’un autre philosophe musclé et bien déjanté, Eric Cantona (dans le sublime Looking for Eric de Ken Loach, 2009), Van Damme a su faire preuve d’humilité et d’auto-dérision, laissant son ego loin derrière lui pour un film à contre courant de ses précédentes productions.

On le retrouve en Belgique pris au beau milieu d’un braquage de bureau de poste, alors que sa situation personnelle semblait déjà bien difficile : en pleine bataille juridique pour obtenir la garde de sa fille (qui en a marre que ses camarades se moquent d’elle à cause de son père…), il doit aussi faire face à des problèmes fiscaux ainsi que professionnels puisque des rôles intéressants lui passent sous le nez (il se fait même doubler par un de ses concurrents directs, Steven Seagal ; un comble pour lui !). Bref, JCVD, qui joue donc son propre rôle, n’a pas vraiment le vent en poupe !

Entre le vrai film de prise d’otages (même si l’on est loin de chefs-d’œuvre tels qu’ Un après-midi de chien de Sidney Lumet, 1976, ou encore d’ Inside man, de Spike Lee, 2005) et un ton un brin décalé, JCVD arrive à nous surprendre dans ce projet au scénario pour le moins inattendu, et plutôt d’une bonne manière. JCVD ne marquera certes pas l’histoire du cinéma, loin de là, mais reste un bon film à découvrir. Saluons également les très bons second rôles, notamment un Zinedine Soualem aux cheveux longs (!) et le furieux François Damiens, célèbre pour ses caméras cachées (diffusées en France sur Canal +) qui vont parfois très très loin !




p. s.: Le QG où se retranchent les policiers et le négociateur, se trouve être un vidéo-club situé juste en face du bureau de poste braqué : l’occasion, pas anodine du tout, de multiples clins d’œil (apparition de plusieurs affiches de films ou de dvd tels que la série des Soprano, une figurine de Tony Montana, une PLV de Benoît Poelvoorde, etc.).

Une réponse à “JCVD”

  1. Un film à voir plutôt comme un exercice de style dans l’hommage, que comme un pur film de braquage, qui n’est ici qu’un prétexte pour parler de Jean-Claude. A découvrir aussi : l’excellent documentaire de Frédéric Bénudis et Carole Thomé Dans la peau de Jean-Claude Van Damme (2003) diffusé sur Canal+ et qui a inspiré le film.

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