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	<title>Commentaires sur : Invictus</title>
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	<description>« JE NE TREMBLOTE PAS, JE VOIS TOUT »</description>
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		<title>Par : Ornelune</title>
		<link>http://www.kinopitheque.net/invictus/comment-page-1/#comment-6264</link>
		<dc:creator>Ornelune</dc:creator>
		<pubDate>Sun, 31 Jan 2010 23:16:27 +0000</pubDate>
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		<description>« Une équipe, une nation », le quatrième ticket pour la domestique noire, le blanc et le noir qui se mélangent ou pas, les ralentis monstrueux de la finale... Les symboles qui concernent la ségrégation raciale et le terme qu&#039;y met Nelson Mandela sont assez grossiers. Cependant, la situation d&#039;apartheid subie par l&#039;Afrique du Sud entre 1948 et 1991 n&#039;impose-t-elle pas cette dichotomie ? Excluait-elle pour autant tout nuance ? L&#039;entre-deux, le métissage ou la tolérance n&#039;y avait-il pas leur place ? Pour Eastwood, la communion nationale que connaît l&#039;Afrique du Sud en 1995 grâce à la coupe du monde de rugby ne devait exclure personne. Et tant pis si les bons sentiments dominent, un film qui donne l&#039;occasion à un bout d&#039;Afrique d&#039;être représenté sur une multitude d&#039;écrans, qui permet à ce continent d&#039;émerger autrement que par des situations de crises et de conflits ethniques, a déjà quelque chose de bon en soi.

Selon les propos de Mandela, le rugby est un calcul politique, « humain », pour réunir une nation divisée. On s&#039;étonne par conséquent de ne voir les matchs qu&#039;à hauteur d&#039;hommes ou vus du sol. On ne voit pas vraiment ce qu&#039;il se passe sur le terrain et ce sont les expressions des spectateurs qui nous font comprendre l&#039;évolution des différentes parties. A part le final, les matchs sont expédiés et très rarement les caméras dominent le terrain. Pas de plongée tactique sur le stade, seulement les chocs des joueurs. Il est surprenant qu&#039;Eastwood n&#039;accorde pas la politique du président noir avec la façon de filmer le rugby, de manière à comprendre les stratégies déployées.

Le réalisateur, enfin, dit un mot des difficiles relations entre Mandela et sa famille, sa fille surtout. Le thème père-fille (et plus généralement de la paternité) avait été abordé à plusieurs occasions, que ce soit de façon symbolique (&lt;strong&gt;Million dollar baby&lt;/strong&gt;, 2004) ou réelle (&lt;strong&gt;Les pleins pouvoirs&lt;/strong&gt;, 1997).</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>« Une équipe, une nation », le quatrième ticket pour la domestique noire, le blanc et le noir qui se mélangent ou pas, les ralentis monstrueux de la finale&#8230; Les symboles qui concernent la ségrégation raciale et le terme qu&#8217;y met Nelson Mandela sont assez grossiers. Cependant, la situation d&#8217;apartheid subie par l&#8217;Afrique du Sud entre 1948 et 1991 n&#8217;impose-t-elle pas cette dichotomie ? Excluait-elle pour autant tout nuance ? L&#8217;entre-deux, le métissage ou la tolérance n&#8217;y avait-il pas leur place ? Pour Eastwood, la communion nationale que connaît l&#8217;Afrique du Sud en 1995 grâce à la coupe du monde de rugby ne devait exclure personne. Et tant pis si les bons sentiments dominent, un film qui donne l&#8217;occasion à un bout d&#8217;Afrique d&#8217;être représenté sur une multitude d&#8217;écrans, qui permet à ce continent d&#8217;émerger autrement que par des situations de crises et de conflits ethniques, a déjà quelque chose de bon en soi.</p>
<p>Selon les propos de Mandela, le rugby est un calcul politique, « humain », pour réunir une nation divisée. On s&#8217;étonne par conséquent de ne voir les matchs qu&#8217;à hauteur d&#8217;hommes ou vus du sol. On ne voit pas vraiment ce qu&#8217;il se passe sur le terrain et ce sont les expressions des spectateurs qui nous font comprendre l&#8217;évolution des différentes parties. A part le final, les matchs sont expédiés et très rarement les caméras dominent le terrain. Pas de plongée tactique sur le stade, seulement les chocs des joueurs. Il est surprenant qu&#8217;Eastwood n&#8217;accorde pas la politique du président noir avec la façon de filmer le rugby, de manière à comprendre les stratégies déployées.</p>
<p>Le réalisateur, enfin, dit un mot des difficiles relations entre Mandela et sa famille, sa fille surtout. Le thème père-fille (et plus généralement de la paternité) avait été abordé à plusieurs occasions, que ce soit de façon symbolique (<strong>Million dollar baby</strong>, 2004) ou réelle (<strong>Les pleins pouvoirs</strong>, 1997).</p>
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