Coup de foudre à Rhode Island (Dan in a real life)

Peter Hedges, 2008 (États-Unis)

Un film fleur bleue mais bien fait. Depuis Paris (Cédric Klapisch, 2008), une éternité, c’est surtout l’occasion de revoir la sublime Juliette Binoche (soupir).

Une fois de plus la traduction du titre original tombe dans les clichés, puisque Coup de foudre à Rhode Island porte à l’origine le titre Dan in real life… De même que Coup de foudre à Bollywood (Gurinder Chadha, 2004) s’intitulait Bride and prejudice, Coup de foudre à Notting Hill (Roger Michell, 1999) était plus sobrement nommé Notting Hill et Coup de foudre à Manhattan (Wayne Wang, 2003) Maid in Manhattan… Quelle imagination !

Le premier quart d’heure m’a fait craindre le pire : l’histoire archi connue du père veuf qui élève seul ses filles en véritable maman poule avant de retomber amoureux… Là je me suis dit que j’étais tombé dans le romantico-guimauve et l’eau de rose à fond les violons… Mais heureusement le ton tourne ensuite et fait place à davantage d’humour, ce qui a pour effet de nous faire prendre un peu de recul avec tous ces bons sentiments. Un humour à mi-chemin entre les soap-operas américains très prévisibles et les comédies québécoises plus fines.

L’histoire est simple : un coup de foudre, une rencontre magique, mais un amour impossible qui donne lieu à des situations rocambolesques entre la pétillante et toujours fraîche Juliette Binoche et un grand maladroit, Steve Carell. Coup de foudre à Rhode Island ne donne heureusement pas trop dans l’effusion de grands sentiments et s’apparente plus à une comédie romantique pleine d’humour et de charme. Elle se déroule le temps de quelques jours de vacances au sein d’une famille assez nombreuse, très unie, très chaleureuse et au sein de laquelle il semble bon vivre.

On sourit beaucoup, on rit à certains moments. Hedges (auteur de l’histoire originale et du scénario de Gilbert Grape adapté par Hallström en 1993) fait un film grand public dont la formule fonctionne bien en évitant, de justesse, d’en faire trop.

Une réponse à “Coup de foudre à Rhode Island (Dan in a real life)”

  1. Je vois tout ce que tu dis là, tout ce qui a pu te plaire, mais sans y avoir été sensible. J’aurai par conséquent tendance à insister sur tous les défauts qui t’ont fait craindre le pire et qui m’y ont bel et bien amené.

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