Bienvenue à Zombieland

Ruben Fleischer, 2009 (Etats-Unis)



Après le golf, le dégommage de zombies pourrait-il devenir une prochaine épreuve olympique (ou paraolympique si l’on considère qu’être « zombifié » est en soi un handicap) ? En tout cas, les morts vivants sont décidément à la mode ces temps-ci, entre les « happening » zombies, le Thriller de Michael Jackson qui a connu récemment un nouvel engouement, allez savoir pourquoi, et le cinéma qui n’en finit plus de ressusciter ce mythe* ! Ici, la « zombiefication » résulte de l’aggravation du virus de la vache folle transmis à l’homme qui a dégénéré en pandémie, décimant l’ensemble de la planète… Mais loin de moi l’idée de me lancer dans une périlleuse tentative d’explication pseudo socio-culturelle ou vaguement métaphysico-ethnologique d’une époque, la nôtre, qui nourrit bien des fantasmes de destruction et autres fins du monde ! Car ici, le dégommage de zombies, on y revient, c’est plutôt très fun !

Bienvenue à Zombieland est un bon gros défoulement à l’américaine pour lequel il n’est guère besoin de se creuser la cervelle : les zombies le font aisément à notre place et ne font pas que la creuser puisque, dans cette farce déjantée à souhait, ils s’en repaissent volontiers ! Le côté geek, big guns, voire vrai faux teen-movie (ou le contraire…) gore, décomplexé et un brin « débilisant » est pleinement revendiqué et le film livre des passages vraiment hilarants (Bill Murray en guest). Côté musique, le bon vieux hard rock à l’américaine s’accorde assez bien avec le ton déjanté de Zombieland (une longue intro est mise en musique par le From whom the bell tolls de Metallica !). Tallahassee, le personnage incarné par Woody Harrelson (aperçu également dans 2012 de Roland Emmerich dans le rôle de l’animateur illuminé de radio amateur…) est irrésistible : il s’est spécialisé dans l’extermination de zombies à l’aide de multiples armes et dans ce domaine on peut avouer qu’il excelle ! Mais une seule mission compte à ses yeux : trouver des Twinkies, ses biscuits préférés, avant que les dernières exemplaires n’atteignent leur date limite de consommation… Les dialogues savoureux ainsi que les situations rocambolesques et improbables ne manquent pas non plus : les péripéties de ces survivants face aux débiles zombies donnent lieu à des gags sanglants du meilleur effet ! Et il faut avouer que le temps passe vite (1h20 c’est un peu court !). Du pur divertissement, délirant et excessif : ça fait du bien !





* Ces derniers temps Nombreux sont aussi les longs métrages évoluant dans des villes ravagées par un virus ou carrément post-apocalyptiques mettant en scène des survivants. Le fameux 28 jours plus tard de Danny Boyle (2002) et sa suite 28 semaines plus tard de Juan Carlos Fresnadillo (2007), Je suis une légende de Francis Lawrence (2007), Blindness de Fernando Meirelles (2008), Diary of the dead de George A. Romero (2008), ou quoique assez différents Phénomènes de M. Night Shyamalan (2008) et La route de John Hillcoat (2009). A cette liste, loin d’être exhaustive, on pourrait même rajouter les films d’animation Wall-E (Andrew Staton, 2008) et Numéro 9 (Shane Acker, 2009) qui se déroulent également dans des mondes en proie au chaos où l’homme a cessé d’être.

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