La Passion Béatrice

Bertrand Tavernier, 1987 (France, Italie)

LE MOYEN ÂGE AMPUTÉ

Un large donjon exposé aux vents, les chevauchées dans la boue et la cruauté des temps, La passion Béatrice s’inscrit contre l’épopée colorée qui a un temps prévalu à Hollywood. Pourtant, ce n’est pas tant l’Âge des ténèbres qui intéresse Bertrand Tavernier. Il ne verse pas pour le plaisir dans une obscurité des temps que seuls les cavaliers de l’Apocalypse traverseraient glorieux. Son intention est de livrer une description précise d’une époque, le milieu du XIVe siècle, qu’il souhaite vraisemblable à l’écran et, comme toujours avec Tavernier, très documentée. Continuer la lecture La Passion Béatrice

Houdini le grand magicien (The Great Houdini)

George Marshall, 1953 (États-Unis)

LE PRESTIGE ?

Avant que Houdini ne fabrique des tickets magiques pour McTiernan (Last action hero, 1993), le grand illusionniste d’origine hongroise (mort en 1926) se rendit célèbre par mille tours et autant d’astuces devant des foules ébahies. Continuer la lecture Houdini le grand magicien (The Great Houdini)

Jugatsu (San tai yon ekkusu jûgatsu)

Takeshi Kitano, 1990 (Japon)

Réalisé entre Violent cop (1989) et A scene at the sea (1991), Jugatsu est le deuxième métrage de Kitano-san. Les composantes propres à l’univers du cinéaste japonais se mettent en place : Jugatsu offre un bouquet d’humour, de violence et de bouts de quotidien. Seule la musique est manquante. Kitano n’a pas encore rencontré Joe Hisaishi… Continuer la lecture Jugatsu (San tai yon ekkusu jûgatsu)

Capitaine Conan

Bertrand Tavernier, 1996 (France)

Clémenceau qualifiait ces soldats de « jardiniers de Salonique ». L’armée d’Orient n’a jamais joui de la réputation des poilus de la Somme ou de Verdun. Considérée au mieux comme une armée de diversion, au pire comme inutile dans les Balkans après leurs échecs en 1915 et en 1916, avec le temps, Continuer la lecture Capitaine Conan

Les diamants sont éternels

Guy Hamilton, 1971 (États-Unis, Royaume-Uni)

Sean Connery est de retour et Guy Hamilton, à qui l’on doit Goldfinger (1964), est rappelé. Alors que le générique fait le lien avec les tout premiers épisodes, le scénario ignore superbement la parenthèse Lazenby (Aux services secrets de sa Majesté, Hunt, 1969). Continuer la lecture Les diamants sont éternels