Ron Howard, 2009 (Etats-Unis)

Trois ans après le peu convaincant Da Vinci code, Ron Howard adapte un autre roman de Dan Brown, dont l’action se situe quelques années avant les événements relatés dans ce dernier. Anges et démons n’est donc pas la suite, mais plutôt un prequel des aventures du chercheur aventurier et expert en religions, Robert Langdon. Un troisième volet est prévu, il portera le titre suivant,  Le symbole perdu.

Au Vatican, pendant l’élection d’un nouveau pape, une antique société secrète, les Illuminati, s’apprête à frapper un grand coup. Le dessein de cette obscure confrérie est clair : éliminer purement et simplement la religion catholique. Pour cela, elle met en place tout un stratagème (certains membres sont infiltrés au cœur même de l’Eglise) et, surtout, lance le compte à rebours d’une bombe d’antimatière surpuissante. Pour arriver à la désamorcer, un seul homme : Robert Langdon (Tom Hanks), le sauveur ! Il va devoir déjouer certains pièges, élucider un nombre conséquent d’énigmes et découvrir tout un tas de symboles cachés pour parvenir à ce trésor original : la bombe en question.

Un ton au-dessus du Da Vinci code (ouf, cette fois, pas Audrey Tautou !), Anges et démons semble à la fois plus rigoureux et moins outrageusement ambitieux que la précédente adaptation.

Les plus : très bien filmé, la reconstitution du Vatican en général et de la place Saint-Pierre de Rome en particulier est assez bluffante. Idem pour les costumes. Les images sont assez impressionnantes. Très bonne musique également et un bon rythme pour cette enquête hors normes.

Les moins : la linéarité de l’action qui se déroule comme un jeu de pistes à la manière d’un Indiana Jones ou d’un Benjamin Gates. Un indice, une énigme résolue mène à la suivante et ainsi de suite jusqu’à la fin. Le côté improbable : arriver à résoudre tant de mystères en une seule journée, alors que certains secrets étaient restés cachés depuis des décennies ! Mais bon, c’est aussi le genre qui l’exige et dans les aventures des deux héros précités il en est de même. Enfin, il n’est pas difficile de relever de nombreuses incohérences dans l’exposé qu’il est fait sur le fonctionnement du Vatican et l’élection du nouveau pape.

Au final, en faisant abstraction de ces quelques défauts et en prenant Anges et démons pour le simple divertissement qu’il est, on passe malgré tout un bon moment car, soyons honnêtes, c’est efficace et bien réalisé (moyens conséquents mis en œuvre évidemment). N’en attendez pas plus.

Ludo

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